L'allaitement par Allison
Je me présente, Allison, maman d'une petite Léane, 28 mois et d'une petite Julie, 6 mois.
Avec la naissance de mon aînée, j'ai revue mes priorités: couches lavables, savon d'Alep pour tout le monde, adepte du "je fais tout moi même" (pain, yaourts, goûters...) pour le plus grand plaisir de ma famille, portage etc...
Je vais vous faire part de mon expérience avec l'allaitement (malheureusement soldé par deux échecs):
Quand Léane est née, je l'ai de suite mise au sein, premières impressions: "aïe" et oui, dans tous les témoignages que je lisais, on parlait du bonheur de l'allaitement, du lien mère-enfant, mais qu'en est il de la douleur????
J'aurais bien aimé en être avertie!
Bref, je m'accroche à mon allaitement, car je suis vraiment motivée. J'ai une fille un peu flémarde qui s'endort après 2 gorgées: j'applique les techniques de ruse: chatouille les pieds, la change pendant la tétée, lui donner à la demande, etc... rien y fait.
Si bien, qu'elle a perdu plus de 10% de son poids. Résultat, on lui donne des compléments en lait chimique: la claque que je me suis prise !
Léane s'est très bien habituée à la tétine du biberon (d'ailleurs il a fallu les entailler car elles ne coulaient pas assez vite pour elle) alors vous pensez bien que mes seins.... bref, j'ai tenu un mois comme ça, un mois de douleur et de questions sans réponses (pas internet à l'époque et il faut dire que je suis assez mal entourée (pro bib!)) et j'ai laissé tomber.
Je l'ai extremement mal vécu, car, pour moi, l'allaitement c'était vraiment ce qu'il y avait de mieux et je ne me voyait pas du tout donner du lait chimique à mes enfants.
Pour Julie, je voulais allaiter, tout en étant moins catégorique que pour Léane ("si ça ne marche pas, tan pis"),
Je ne l'ai pas vu tout de suite car j'ai eu une césarienne, mais je l'entendais pleurer dans les bras de son papa, et là je me suis dis "quand est ce que je vais l'avoir, c'est moi qu'elle veut !!!"
On me l'a apporté, je l'ai mise au sein: une vraie goulue! ça change de sa soeur... toujours cette douleur, mais, je m'y attendais cette fois !
Je ne voulais pas trop m'emballer, et pourtant... tout se passait bien, j'ai commencé à y croire, et j'ai goûté à "l'allaitement bonheur" sans douleur : quel plaisir ! indescriptible...
Et puis j'ai eu un engorgement, mal diagnostiqué.
J'ai appelé un médecin de garde (forcément c'était le WE) et il m'a dit que c'était un abcès, et m'a donné des antibiotiques = arrêt brutal de l'allaitement.
Quelle torture de voir son bébé tout contre vous qui ne cherche qu'une chose, votre sein, et vous ne pouvez pas lui donner !!
J'ai quand même vérifié sur internet au bout d'une semaine je crois, et mes symptômes correspondaient à un engorgement, (j'ai eu confirmation par mon médecin traitant).
Je ne vous dis pas dans quel rage j'étais !!
J'ai tenté de reprendre l'allaitement : Julie a bien reprit le sein, mais il fallait compléter derrière avec un bib, et elle tétait trop fort, et arrivait à se noyer avec le lait.
Voilà mon deuxième échec
Pour le/la troisième ( je ne suis pas encore enceinte de BB3, on commencera les essais quand Julie aura 2 ans), malgré ces deux échecs, je compte toujours allaiter, car je reste persuadée que c'est ce qu'il y a de mieux pour un bébé.
Mais cette fois-ci, je m'écouterais davantage, et ne ferais pas confiance en la médecine.
Je voulais rajouter que l'entourage y est aussi pour beaucoup : je n'ai pas été soutenue, et personne autour de moi n'a allaité.
Il faut aussi que les mamans n'hésitent pas à envoyer promener les gens et leurs commentaires.
Pour mes deux filles, à la sortie de la maternité, j'avais 3 appels quotidiens (ma mère, ma belle mère et la grand-mère), toujours les mêmes questions: elle a prit du poids ? (à croire qu'il n'y avait que ça qui les intéressait) et après chacune y allait de son petit commentaire :
A bientôt.
Allison
Avec la naissance de mon aînée, j'ai revue mes priorités: couches lavables, savon d'Alep pour tout le monde, adepte du "je fais tout moi même" (pain, yaourts, goûters...) pour le plus grand plaisir de ma famille, portage etc...
Je vais vous faire part de mon expérience avec l'allaitement (malheureusement soldé par deux échecs):
Allaiter était pour moi une évidence, je m'étais renseigné sur le sujet (que des bienfaits!!) et zappais systématiquement les infos sur le lait infantile (que j'appelle "le lait chimique").
Quand Léane est née, je l'ai de suite mise au sein, premières impressions: "aïe" et oui, dans tous les témoignages que je lisais, on parlait du bonheur de l'allaitement, du lien mère-enfant, mais qu'en est il de la douleur????
J'aurais bien aimé en être avertie!
Bref, je m'accroche à mon allaitement, car je suis vraiment motivée. J'ai une fille un peu flémarde qui s'endort après 2 gorgées: j'applique les techniques de ruse: chatouille les pieds, la change pendant la tétée, lui donner à la demande, etc... rien y fait.
Si bien, qu'elle a perdu plus de 10% de son poids. Résultat, on lui donne des compléments en lait chimique: la claque que je me suis prise !
Léane s'est très bien habituée à la tétine du biberon (d'ailleurs il a fallu les entailler car elles ne coulaient pas assez vite pour elle) alors vous pensez bien que mes seins.... bref, j'ai tenu un mois comme ça, un mois de douleur et de questions sans réponses (pas internet à l'époque et il faut dire que je suis assez mal entourée (pro bib!)) et j'ai laissé tomber.
Je l'ai extremement mal vécu, car, pour moi, l'allaitement c'était vraiment ce qu'il y avait de mieux et je ne me voyait pas du tout donner du lait chimique à mes enfants.
Pour Julie, je voulais allaiter, tout en étant moins catégorique que pour Léane ("si ça ne marche pas, tan pis"),
Je ne l'ai pas vu tout de suite car j'ai eu une césarienne, mais je l'entendais pleurer dans les bras de son papa, et là je me suis dis "quand est ce que je vais l'avoir, c'est moi qu'elle veut !!!"
On me l'a apporté, je l'ai mise au sein: une vraie goulue! ça change de sa soeur... toujours cette douleur, mais, je m'y attendais cette fois !
Je ne voulais pas trop m'emballer, et pourtant... tout se passait bien, j'ai commencé à y croire, et j'ai goûté à "l'allaitement bonheur" sans douleur : quel plaisir ! indescriptible...
Et puis j'ai eu un engorgement, mal diagnostiqué.
J'ai appelé un médecin de garde (forcément c'était le WE) et il m'a dit que c'était un abcès, et m'a donné des antibiotiques = arrêt brutal de l'allaitement.
Quelle torture de voir son bébé tout contre vous qui ne cherche qu'une chose, votre sein, et vous ne pouvez pas lui donner !!
J'ai quand même vérifié sur internet au bout d'une semaine je crois, et mes symptômes correspondaient à un engorgement, (j'ai eu confirmation par mon médecin traitant).
Je ne vous dis pas dans quel rage j'étais !!
J'ai tenté de reprendre l'allaitement : Julie a bien reprit le sein, mais il fallait compléter derrière avec un bib, et elle tétait trop fort, et arrivait à se noyer avec le lait.
Voilà mon deuxième échec
Pour le/la troisième ( je ne suis pas encore enceinte de BB3, on commencera les essais quand Julie aura 2 ans), malgré ces deux échecs, je compte toujours allaiter, car je reste persuadée que c'est ce qu'il y a de mieux pour un bébé.
Mais cette fois-ci, je m'écouterais davantage, et ne ferais pas confiance en la médecine.
Je voulais rajouter que l'entourage y est aussi pour beaucoup : je n'ai pas été soutenue, et personne autour de moi n'a allaité.
Il faut aussi que les mamans n'hésitent pas à envoyer promener les gens et leurs commentaires.
Pour mes deux filles, à la sortie de la maternité, j'avais 3 appels quotidiens (ma mère, ma belle mère et la grand-mère), toujours les mêmes questions: elle a prit du poids ? (à croire qu'il n'y avait que ça qui les intéressait) et après chacune y allait de son petit commentaire :
"c'est pas normal",
"tu devrais lui donner un biberon en complément"
"tu devrais faire analyser ton lait"
etc...
Je crois que la prochaine fois je décrocherai mon téléphone!!"tu devrais lui donner un biberon en complément"
"tu devrais faire analyser ton lait"
etc...
A bientôt.
Allison
Allison et Julie
O.G.N. remercie Allison de son témoignage sur l'allaitement de ses deux filles, et attends bien sur l'heureux événement de la naissance de la petite troisième, et un récit heureux sur l'allaitement.
N'hésitez pas à vous mettre en relation avec la Leche League ou une autre association sur l'allaitement pour vous soutenir et vous aider en cas de soucis.
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